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Béatrice Monnet

Une sale vie de chien racontée en prison ajouté le 27 mars 2011

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prisonOn a déjà vu le juge d’application des peines en prison, mais des chiens en chair et en os, c’était sans doute une première, hier, à Pau. Vers 14 h 30, six lévriers venus d’Espagne, des galgos, ont passé les contrôles de sécurité et monté les escaliers qui mènent à l’une des salles de réunion de la maison d’arrêt de Pau. Tenus en laisse par leur maître adoptif béarnais, ils ont tenté par une seule fois de s’échapper, mais ont vite été rattrapés par les gardiens.

Puis, calmes et dociles, les lévriers ont apprécié les caresses des prisonniers, très généreux. De beaux échanges de regards ont émergé, comme si les êtres en souffrance se reconnaissaient. «Ça fait longtemps que je n’avais pas caressé un chien », s’étonne l’un des détenus, qui a déjà fait neuf mois de détention et n’en a plus que six à purger. « Ça fait du bien de voir autre chose que le milieu carcéral et toutes les conneries qu’on a pu faire. En tout cas, pour ces chiens, la mutilation ce n’est pas bien. Moi, si j’ai pu faire du mal, je n’ai jamais battu quelqu’un gratuitement.»

Une mort lente Les six détenus volontaires pour cette réunion d’information ont découvert « l’horreur » racontée par les adoptants de l’association Lévriers d’Europe. « Ce sont des chiens utilisés par les chasseurs espagnols. Quand ils ne servent plus à rien ou qu’ils ont mal servi, on les fait mourir de mort lente. C’est une tradition qui date du Moyen Âge », explique Annie Iriarte-Chrisostome, déléguée régionale de l’association L’Europe des lévriers, parrainée par Michel Delpech. Annie a eu connaissance du phénomène en regardant une émission à la télévision. Elle fait désormais partie de l’association et va chercher à la frontière des lévriers espagnols confiés par des associations de protection des animaux. Elle les amène ensuite chez des maîtres adoptants.

Hier, à la maison d’arrêt de Pau, les adoptants ont parlé de leur démarche aux détenus. « Ces chiens ont envie de vivre malgré toutes les souffrances qu’ils ont endurées. Ils ont une grande capacité d’adaptation », explique Édith Peyre, adoptante. Les détenus ont été sensibilisés à la condition des galgos. « C’est grave, c’est trop ! » soupire un détenu de 31 ans. Il n’adoptera pas de chien pour autant. « Nous ne sommes pas venus ici pour trouver des adoptants. Pour les détenus, c’est une récréation et il y a un côté thérapeutique. Les chiens ont souffert. Les détenus souffrent de l’enfermement, j’ai pensé qu’il pouvait y avoir un sens à notre venue », explique Annie Iriarte-Chrisostome.

En acceptant la venue de l’association L’Europe des lévriers, Évelyne Le Cloirec a compris la même chose. « Ce sont des chiens qui ont connu la souffrance comme mes détenus. Cela les aidera peut-être à relativiser leur situation », explique la directrice de l’établissement pénitentiaire. La directrice arrivée en 2008 apprécie les interventions extérieures, à l’image des rencontres sportives ou du Téléthon, mais cette conférence lui tenait particulièrement à cœur. « Elle sort de l’ordinaire, et comme je suis complètement atypique, il ne faut pas chercher plus loin ! » avoue Évelyne Le Cloirec, qui doit se freiner pour ne pas céder à toutes les sollicitations extérieures. La directrice impose cependant des règles. « Les interventions doivent répondre à deux questions : qu’est-ce que cela apporte et est-ce que cela nous fragilise ? Sinon, j’ai une grande liberté, je suis maître chez moi, du moment qu’on ne met pas en danger la sécurité de l’établissement. » Elle a ainsi mis en place la formation professionnelle pour les adultes hommes et femmes et a des projets plein les tiroirs, comme celui d’un jardin potager bio. Il aurait dû voir le jour en 2010, mais a été ajourné en raison des travaux de la toiture. Journaliste Odile Faure pour le journal Sud Ouest.

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